Librairie Siloë Liège

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Le drapier d'Assise

le drapier dassisepar Michel Sauquet

Un père se sentant à la fin de sa vie redit tout son amour, ses espoirs et sa colère à l'égard du fils qu'il a rejeté.
Le lecteur parcourt toute leur relation avec le seul angle de vue du père : c'est de la fureur, de l'amertume, du dépit.
Quelle intensité au cours de ces pages bien rythmées ; cela "tonne" par moments.
Un jour, comme atteint des symptômes d'un burn-out, le père va commencer un chemin de retour vers son fils. Il redécouvre ainsi la lettre laissée par sa défunte épouse qui est une petite perle maternelle.
La fin est admirable de pudeur.
A lire parce qu'il y a des parents qui rejettent un enfant et parce que ce fils est François d'Assise.
Geneviève Iweins, avril 2016

Salvator, 2016 - 17.50 €

 
Accrochée à la vie : Journal d'une renaissance

accrochee a la viePar Giovanna Valls Galfetti.
« Accrochée à la vie», ce sont des fragments de journaux intimes, de lettres, le récit dun combat à la vie à la mort, rédigé entre 2004 et 2011 par Giovanna Valls pour sortir de l'enfer de la drogue et la maladie, jusqu’à la victoire
Giovanna
est née il y a une cinquantaine d'années dans une famille unie. Son père, le peintre catalan Xavier Valls, et sa mère, Luisa Valls Galfetti, suisse italienne, inculquent à leurs deux enfants des valeurs basées sur le sens de leffort, de lempathie, de la générosité et du respect. Elle est la sœur de Manuel Valls, l'actuel Premier Ministre de la France.
En 1984, c'est la chute ! Il suffira de quelques lignes
à snifer proposées par un ami, après une malheureuse histoire damour brisé pour que tout bascule. Commence alors un long calvaire de deux décennies, quelle relate avec pudeur mais sans tabou ni complaisance.
A Barcelone
, Giovanna tente de se désintoxiquer. Elle travaille et connaît de longues périodes de trêve jusquen 1995 mais l'équilibre est précaire, les rencontres sont souvent des occasions de retomber soit dans la drogue, soit dans l'alcool. Jusqu'au « coup de poing de la cocaïne ». Giovanna a 38 ans. Une semaine plus tard, elle est diagnostiquée séropositive et infectée par le virus de lHépatite C. A la dépendance sajoute la maladie.
Giovanna alterne cures et rechutes, mais, et c'est essentiel, sans jamais couper le lien, ni avec sa famille, ni avec le corps m
édical. C'est alors qu'elle entend parler d'une thérapie qui se pratique dans la forêt amazonienne avec prise d'ayahuasca, breuvage a base d'une liane, qui doit se prendre sous contrôle. Le 25 avril 2005, Giovanna rejoint l'équipe du psychiatre Fabregas. Elle y restera 3 ans.
Ses parents, qui la portent
à bout de bras, depuis des années, continuent de la soutenir. Jamais, ils ne lont lâchée. Cest aussi toute la force de ce témoignage. Ils laiment avec force, pudeur et justesse. « Je souhaite seulement que tu trouves une plénitude dans tes actes, que la vie te sourit, que tu taimes toi-même et que tu sois indulgente envers les autres, lui écrit son père, Xavier Valls en avril 2005. Ta mère et moi tavons toujours aimée ». Peu à peu, Giovanna reprend goût à la vie. « Un miracle », dit-elle.
Sa m
ère écrira. "Elle sest battue comme personne pour se reconstruire (). Notre combat - celui de Giovanna surtout - a valu la peine. Il ne faut jamais dire : « Il ny a rien à faire ». Elle en est la preuve vivante !
Marie Grisard

JC Lattès, 2015 - 20.20 €

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Le mariage de plaisir

le mariage de plaisirpar Tahar BEN JELLOUN
« Il y avait une fois… ». tels sont les premiers mots de ce livre qui s’ouvre comme un conte façon « contes des mille et une nuits » mais qui, comme tous les contes, véhicule son lot de malheurs et de drames.
Le point de départ est cette institution – plus qu’une coutume ou une tradition- qu’est le mariage de plaisir qui consiste à contracter un mariage musulman temporaire pour une durée déterminée convenue entre époux. Cette institution qui est toujours reconnue par un certain nombre de musulmans pose la question de la polygamie et, en filigrane, celle de la place de la femme dans l’islam.
Cependant ce n’est pas là que réside le thème principal de cet ouvrage : le fil rouge en est le racisme, mais une forme de racisme qui nous est moins familière, à savoir, le racisme des africains « blancs » du Maghreb vis-à-vis des africains « noirs », considérés par les premiers comme les seuls vrais africains.
Cette histoire d’une famille marocaine sur 3 générations balaie presque ¾ de siècle d’histoire, du milieu du 20éme siècle à nos jours et évoque l’esclavagisme (aboli au Maroc seulement en 1922), le colonialisme, la radicalisation, la montée du terrorisme, les migrants…
Peut-être le nombre important de thèmes abordés dans un ouvrage finalement pas très volumineux nuit il à la cohérence de l’ensemble et ternit quelque peu l’image de conte oriental du début de la lecture, malgré l’incomparable talent de narrateur et le style simple, concis et naturel de Tahar Ben Jelloun qui rendent les vérités encore plus vraies et les évidences encore plus évidentes.
Cela est finalement le reflet de la vraie vie qui en effet n’est pas un conte.

Marie-Christine COLIN-LEFEBVRE, Avril 2016

Gallimard, 2016 - 19.59 € - 13.99 € (EPUB)

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